Publié par : granvilleagauche | août 13, 2013

Granville. Politique portuaire. Répondre à la demande?

A Granville, du point de vue maritime, on s’efforce tout le temps de répondre à la demande- l’on pourrait dire : et après ? (ou bien, on ne fait QUE cela) On répond à la demande des pêcheurs en matière d’équipements, à la demande des promoteurs qui ont besoin de place (autour des bassins) à la demande des plaisanciers….

Nos édiles, CCI, Ville et Département tentent de faire tant bien que mal mais n’ont jamais tenté de devancer ces attentes de façon pertinente. On l’a vu dans le projet d’extension portuaire, que l’on pourrait dire sommairement « pris à l’envers » car ne répondant pas à une vision de l’économie  d’un port et à son avenir, mais à la demande immobilière.

On le voit dans la remise en fonction de la forme de radoub, la Cci se contentant de proposer de l’utiliser pour y mettre des bateaux de plaisance à l’échouage le temps d’une marée et se débarrasser ainsi du problèmes des eaux usées que le brossage des coques présente, après l’échec cuisante de la « machine à caréner ».

On le voit dans la gestion du patrimoine maritime qu’on ne sait par quel bout prendre et que l’on veut évacuer par exemple en empêchant l’accès à la grande jetée, en détruisant la grue Mohr, Stand Hugg, et pourquoi pas Stelle Polaris et ND du Rosaire avec.Bateaux pêche Granville

On le voit aussi face au problème des rejets de dragage toujours non résolus et qu’on dépote au Loup, à quelques encablures de la ZNIEF. Va-t-on se décider à prendre une position de Chef de file, ou tout au moins volontariste dans l’important dossier du futur parc marin de la baie de Granville.

On pourrait citer encore le cabotage, mode de transport d’avenir , contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire, ou là, on refuse carrément de répondre à la demande des utilisateurs potentiels,  car ces demandes sont incompatibles avec une rentabilité basée sur le court terme ((démolition des hangars portuaires du quai d’Orléans).

A-t-on jamais tenté de s’appuyer sur l’apport de la pêche à l’économie locale pour promouvoir des activités au-delà de cet apport ? sans succès en ce qui concerne la transformation des produits de débarque …. C’est aussi le cas des équipements de mise à sec des navires dont nous avons parlé plus haut pouvant développer, comme l’ont fait Saint Brieuc et Saint Malo, des activités durables d’entretien- réparation. On se contente de l’élévateur de 100 tonnes, parce qu’il répond à la demande mais on ne s’intéresse pas à la cale sèche qui pourrait accueillir des navires 10 fois plus importants ! et ceci malgré la demande des artisans locaux depuis 25 ans.

Saint Brieuc a su créer un ensemble portuaire qui fonctionne, indépendamment ou en complément de la pêche et malgré ses problèmes de profondeur d’eau pour le cabotage : 350 000 T par an= 350 équivalent temps plein.

Idem à Saint Malo où la pêche représente un tonnage 7 à 10 fois moins important qu’à Granville. Si demain la pêche disparaît là bas, le port vivra quand même…

Car n’envisager que le résidentiel et le tourisme pour une ville portuaire revient à la couper de l’économie réelle, donc de la fragiliser en ne faisant reposer ses ressources que sur les résidents, aisés, mais trop âgés pour dynamiser l’ensemble.

Nous reviendrons ultérieurement sur les cultures marines et les énergies marines renouvelables (EMR), virages qu’il va falloir ne pas manquer de prendre ici. Mais qui s’en soucie actuellement ?

 Pierre Hédouin

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