« La politique ne consiste pas à résoudre les problèmes, mais à faire taire ceux qui les posent »disait Henri Queuille , radical socialiste à l’origine, maintes fois premier ministre sousla QuatrièmeRépublique qui godilla dans le lit du centre de gauche à droite.
Il est, en effet des procédés éprouvés pour faire taire ceux qui posent les problèmes, proposent des choix différents, divergents, antagonistes .
Ces choix politiques divisent et opposent les citoyens ; aliment le débat démocratique et délimitent la gauche et la droite.
Une des plus grosses ficelles de la politique politicienne consiste à persuader les citoyens « qu’il n’y a pas d’autre politique », pas d’autres choix possibles, raisonnables.
Toute critique, qui remettrait en question les « bons »choix faits par la majorité serait donc taxée de « systématique » et les opposant, élus du peuple, des « grincheux »,, peu intelligents, évidemment. Seules seraient « constructives » les critiques marginales, se limitant à quelques détails.
En dénigrant l’opposition en tant qu’opposition, en essayant de la faire taire, il s’agit de détourner l’attention des citoyens des choix de la majorité municipale : ceux-ci s’alignent en vérité sur les projets avancés par les puissances d’argent, les acteurs économiques dominants (banques, BTP, immobilier). Ces choix font le jeu des forces politiques qui sont à leurs services.
( La fermeture d’un groupe scolaire « avant qu’il ne soit trop tard *» précède et procède de cet alignement au service de la politique de casse du service public de la droite au pouvoir) .
Se revendiquer, alors, comme « de gauche » ne peut conduire qu’ au double langage et à l’équivoque;
cette posture est destinée à nuire au développement durable de la politique en en éloignant, voire en en dégoutant, les citoyens.
Yann Le Pennec
* « Lorsque l’on veut le bien, trop tard, n’existe pas » (Quintillien)
Etre démocrate et surtout “de gauche” c’est savoir écouter les critiques pour amender ces propres idées. C’est ne pas avoir la certitude de ne jamais pouvoir se tromper, c’est ne pas se considérer comme étant au dessus des autres.
Un mandat d’élu dans ce cas ne donne pas le pouvoir de décider pour la population , mais avec elle!
Gérard Dieudonné
Par Gérard Dieudonné le décembre 18, 2011
à 9:39
merci Gérard !!! JLouis
Par granvilleagauche le décembre 20, 2011
à 11:02