Le Maire de Granville annonce la fermeture d’un groupe scolaire public à Granville “avant qu’il ne soit trop tard” (OF du 25 novembre). Ce maire, qui se dit de gauche, anticipe la politique gouvernementale de casse du Service Public en prenant une telle décision. Comment peut-on se présenter comme défenseur du Service Public et fermer une école dans la précipitation ? On est en droit de se demander quels intérêts sont défendus par cette mesure.
La fermeture d’un groupe scolaire aura comme première conséquence la suppression d’une ou plusieurs classes : il est irresponsable de croire qu’une fermeture d’école se fera sans casse, sans fuite d’élèves vers les écoles privées. Le Maire de Granville croit faire preuve de courage en fermant un groupe scolaire, mais il ne réalise visiblement pas la responsabilité qui est la sienne en prenant une telle mesure.
En fermant une école, le Maire prend le risque de dégrader les conditions d’accueil, la proximité, le lien social et la mixité sociale qui se sont construits dans les écoles publiques granvillaises.
Nous demandons à M. le Maire de renoncer à la fermeture d’un groupe scolaire et de tout mettre en œuvre pour favoriser la qualité du service public de l’éducation nationale à Granville.
Le Front de gauche appelle la population, les parents d’élèves, les organisations syndicales, les partis politiques, les associations, à faire front contre la suppression d’une école publique à Granville et à débattre de cette question au cours de l’assemblée citoyenne du Front de Gauche qui aura lieu le 9 décembre, 20h30, salle des Sternes, espace Jules Ferry, à Granville.
Pour le Front de Gauche Sud-Manche, Claudine Santier et Jacques Dubois.
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