On prend le même et on recommence.
( On ne nous dit pas tout, suite)
Quelle est la différence entre le projet Verdier et le projet Caruhel sur l’aménagement du cours Jonville derrière la caisse d’Epargne ? A première vue, pas grand chose.
Le promoteur est toujours le même, on y construit toujours des logements de luxe, un hôtel de haut standing, une grande surface de vente, l’ensemble placé sur un parking souterrain à 3 niveaux en zone inondable.
A y regarder d’un peu plus près, c’est ce qu’a complètement occulté la presse locale probablement par méconnaissance du dossier, la différence est de 2 600 000 euros.
Dans le premier projet, le terrain, propriété de la ville, était pratiquement donné sans détour au promoteur. Dans la 2ème version, grâce au recours des associations de défense de l’environnement, le jugement du tribunal administratif a contraint la municipalité de Granville à présenter la facture à l’opérateur privé : 2 600 000 euros. Ce n’est pas rien. C’est une partie importante du financement d’une nouvelle piscine, par exemple..
Pour autant, le compte n’y est pas. La valeur de ce terrain est de 5 000 000 d’euros. La différence ( 2 400 000 euros) serait encore réglée en places de parking selon la décision du conseil municipal de septembre 09. Là, le bât blesse ; comme pour le premier projet, c’est du vent !!!
Quelle que soit le support juridique, POS ou PLU, les places de parking créées en souterrain serviront en premier lieu aux différents usages du promoteur : hôtel, commerces et appartements de luxe. Par rapport à la situation actuelle, l’offre de stationnement serait encore réduite.
7 ans de procédure pour refaire presque pareil, on nage dans le surréalisme ou dans l’affairisme. Vraiment, entre ce promoteur et la municipalité, le courant passe. Comme si on avait besoin d’appartements de luxe à Granville, comme si on avait besoin d’une nouvelle grande surface de vente alors que le petit commerce local a du mal à subsister.
Les 20% de logements sociaux alibi ? On en doute. Aucun organisme HLM ne s’est manifesté jusqu’à présent.
Si Daniel Caruhel qui ressasse à longueur de journées, la main sur le cœur, des slogans humanistes voulait vraiment du logement social à Granville, il utiliserait cet espace pour construire 100% de vrais logements sociaux.
On peut également rêver à une harmonisation architecturale, (elle n’est surtout pas incompatible avec le logement social ), à des espaces verts dans la continuité de la vallée du Val es Fleurs, à un kiosque à musique ou autres usages….
Quelles que soient les futures péripéties juridiques sur le PLU, il importe avant tout de renoncer définitivement à cette bêtise même pas digne des années 60 mais qui comporte des risques importants pour les riverains.
Le moyen ? dénoncer à tout jamais la convention liant la ville et le promoteur.
Il est indispensable également de tourner la page de la gestion municipale précédente. C’est par cette voie que les Granvillais retrouveront la confiance.
Un Granvillais Donvillais
bonjour Jean-Marc,
merci du lien laissé sur le blog qui permet de rappeler les articles nouvellement parus ; un point de vue personnel : ces articles devraient identifier clairement l’auteur(e)ou le collectif rédacteur, granvilleagauche me parait insuffisant quand on se rappelle toutes les partis et tendances présentes… rien à perdre dans la transparence des politiques locaux, pour un vrai débat démocratique…
à propos du centre-ville, la dernière assemblée de la vigie granvillaise avançait l’idée d’entrer dans un processus de propositions après les justes critiques faites contre le projet de l’actuelle municipalité… où en sommes-nous dans ce projet de ville ? avec quel urbaniste, quel expert faut-il travailler ? quelle structure collective ? avec quel parti politique, quelle association, quel syndicat, quels citoyens ?…
@+
Par gilles.lecamp@gmail.com le novembre 5, 2009
à 4:15