Publié par : granvilleagauche | décembre 23, 2008

Précisions de Gilles Ménard Conseiller Municipal, membre de la commission des finances.

La majorité prévoit des investissements importants pour la réfection des falaises et la lutte contre les inondations.

Nous ne sommes pas démagogues, ces investissements sont nécessaires pour la protection du patrimoine et la sécurité des personnes.Si ces investissements vont être utiles à l’économie, ils ne vont pas être profitables en terme de valeur ajoutée aux Granvillais au niveau éducatif, culturel, sportif, écologique et autres domaines. C’est pour cela que nous estimons que les projets de la majorité ne sont pas assez ambitieux, estimant qu’elle aurait pu juxtaposer d’autres investissements en 2009, voire en insérer dans des plans pluriannuels.Il y a en effet différentes façons d’appréhender les investisements : le recours à l’emprunt, l’augmentation des impôts et la réduction des charges de fonctionnement.Sur le recours à l’emprunt, il n’aurait pas été raisonnable d’emprunter plus en 2009. La ville est déjà au taquet et emprunter plus aurait comme conséquence d’hypothéquer fortement l’avenir des générations futures Granvillaises.Il faudra attendre les prochains exercices pour accélérer le recours à l’emprunt.En ce qui concerne l’augmentation de la pression fiscale pour 2009, dans le contexte actuel de crise économique et crise sociale majeure, nous nous opposons à toute hausse des taux d’imposition. (Les Granvillais ont déjà donné en 2008 !).La dernière façon pour dynamiser les investissements est l’effet ciseau ; c’est-à-dire maîtriser certaines charges de fonctionnements, bien évidemment hors charges de personnel, car pour nous ce poste ne doit en aucun cas être compressé, sauf, bien entendu, s’il y a transfert de compétences et de moyens vers la communauté de communes. L’intérêt de cette démarche est de pouvoir dégager une capacité d’auto-financement supplémentaire pouvant être réinjecté dans l’investissement.La majorité municipale nous dit souvent “Nous préférons faire du mieux que du plus”, elle avait l’occasion de le faire pour ce budget primitif 2009. Si elle avait, en effet, fait évoluer les charges dites à caractère général (donc hors charges de personnel) au même niveau que celui de l’inflation et non à 6 % comme elle le prévoit, la ville pourrait dégager 170.000 euros de capacité d’autofinancement directement réinjectable dans l’investissement.

Nous le concèdons, 170.000 euros ce ne sont pas des millions, mais pour illustrer par exemple le développement durable auquel la municipalité est, tout comme nous, attachée c’est la valeur d’un bus électrique n’émettant pas de CO2 d’une capacité de 35 places.170.000 euros, c’est aussi l’équivalent de 18 chauffes eaux solaires permettant la production d’eau chaude de 18 bâtiments collectifs.170.000 euros, c’est aussi 170 m2 de panneaux photovoltaïques intégrés dans des bâtiments communaux  permettant de produire 18200 watts d’électricité.

La muncipalité avait pour ce budget primitif 2009 l’occasion de ne pas faire du plus, mais du mieux, cela dans l’intérêt des Granvillais.

Gilles Ménard.Conseiller Municipal, membre de la commission des finances.


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